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les femmes au travail de 1960 à nos jours

Publié le 15/01/2010 à 22:57 par ageheureux Tags : au femmes les jours nos 60 annee travail
les femmes au travail de 1960 à nos jours

 

« Les femmes travaillent beaucoup plus que les hommes... »

De profonds changements ont eu lieu concernant le travail des femmes depuis un demi-siècle.

Pouvez-vous rappeler les grandes évolutions et

faire le point sur la situation actuelle ?

Il faut préciser que les femmes ont toujours travaillé. Mais leur accès massif au salariat et donc à l'autonomie économique est une grande conquête de la fin du XXe siècle. Aujourd'hui, elles représentent 46 % de la population active, elles étaient 34 % en 1960. L'essentiel de la croissance de l'activité économique depuis cinquante ans en France est dû aux femmes. EN 1962 on comptait 6,7 millions de femmes actives pour 12,1 millions aujourd'hui. Dans la même période, les hommes sont passés de 12, 6 millions d'actifs à 14,2 millions.

Second changement : la scolarisation massive des filles depuis les années 1970. A partir de cette date, elles ont rattrapé et dépassé les garçons en termes de réussite scolaire et universitaire. Elles sont plus nombreuses à être bachelières et diplômées de l'université que les jeunes gens. Malgré tout, des inégalités persistent et même se reconstruisent entre hommes et femmes sur le marché du travail. Ces inégalités se lisent en matière de salaires : entre 15 et 25 % de moins pour les femmes (selon les secteurs et la manière de compter). En termes d'accès aux responsabilités, comme l'explique Jacqueline Laufer, le fameux « plafond de verre » existe toujours. Même si le nombre de femmes cadres a beaucoup augmenté, il n'est pas proportionnel à la valeur des diplômes obtenus par les filles. Enfin, le surchômage féminin continue à se manifester : chez les moins de 25 ans par exemple, les chiffres montrent que l'accès au premier emploi est plus difficile pour elles. Les femmes mettent aussi beaucoup plus de temps que les hommes à retrouver un emploi après un licenciement.

Par ailleurs, la fourchette des métiers socialement possibles pour les femmes reste toujours plus restreinte. La concentration des emplois féminins s'est aggravée depuis les années 1980.

En 2002, sur les 31 catégories socioprofessionnelles que distingue l'Insee, 60 % des emplois féminins sont regroupés dans 6 d'entre elles (53 % en 1983) : il s'agit des employées (fonction publique, commerces, etc.), des personnels de services aux particuliers, des institutrices et des professions intermédiaires de la santé (les infirmières par exemple), soit au total 6,5 millions de femmes .

Pourtant, on a l'impression que les femmes investissent de plus en plus les métiers anciennement réservés aux hommes : avocates, journalistes, chercheuses...

Toutes les femmes ne sont pas logées à la même enseigne. Les écarts se sont aussi creusés entre elles. Nombre de diplômées de l'université trouvent des emplois qualifiés anciennement masculins. Ces métiers ? magistrates, professeures, médecins, etc. ? ne se sont d'ailleurs pas dévalorisés en se féminisant.

A l'autre extrémité de l'échelle sociale, cependant, les femmes se retrouvent cantonnées dans le salariat d'exécution, dans ces métiers typiquement féminins du secteur tertiaire ? vendeuses, caissières, aides ménagères... ?, souvent à temps partiel et pour beaucoup en situation de sous-emploi. En France aujourd'hui, les 3 millions de personnes qui travaillent pour un salaire mensuel inférieur au smic sont, à 80 %, des femmes.

On constate que la France est un des pays d'Europe où le taux d'activité féminine est le plus élevé, et en même temps c'est aussi l'un des pays où le taux de fécondité est le plus haut. Comment expliquer ce paradoxe, présent également au Danemark, alors qu'en Allemagne ou en Italie, on retrouve une corrélation inverse (faibles taux d'activité et de fécondité) ?

On observe en effet une volonté chez les Françaises de cumuler vie professionnelle, vie familiale, vie privée... Les études montrent même que, lorsqu'elles sont au chômage, ces jeunes femmes retardent l'arrivée d'un enfant. On découvre aujourd'hui cette corrélation mais, en France, elle existe depuis la féminisation du salariat dans les années 1960. La croissance du taux d'activité féminine a été essentiellement le fait des jeunes mères de famille.

Autre changement important : les femmes ont aujourd'hui des trajectoires professionnelles continues ? comme les hommes ? et n'interrompent plus leur carrière au moment de leur maternité, ce qui n'était pas le cas dans les années .1960 Le taux d'activité des femmes de 25 à 49 ans était alors de 40 % ;

il est de 80 % aujourd'hui.

Les Françaises auraient-elles alors une recette miracle pour concilier vie professionnelle et vie familiale ? Un changement dans les rapports hommes-femmes ? Un partage des tâches plus équitable ? Ou alors sont-elles des superwomen qui gèrent allégrement ce que les sociologues ont appelé « la double journée de travail » ?

Sur le partage des tâches, les enquêtes sont assez affligeantes :

on a l'impression que rien n'a changé, les femmes assument toujours la très grosse part du travail domestique et de soins aux enfants. Certainement, des choses ? difficilement quantifiables ? ont changé...

Mais elles relèvent plutôt des mentalités que des pratiques concrètes ; il est certain que, si l'on ajoute travail professionnel et travail domestique, les femmes travaillent beaucoup plus que les hommes.

 

Entretien avec:

Margaret Maruani Sociologue CSU/CNRS, elle a notamment dirigé Femmes, genre et sociétés. L'état des savoirs, La Découverte, 2005.

 

(source: http://www.scienceshumaines.com)



Commentaires (4)

Anonyme le 15/01/2010
Pour avoir eu très souvent des femmes de tous âges sous mes ordres pendant ma vie professionnelle, je peux dire que ce n'est pas si simple : ni pour elles, ni pour leurs chef. Il faut être très psychologue pour n'être ni trop laxiste (car certaines sont fines mouches), ni tyran (il faut savoir comprendre leurs problèmes et faire preuve d'humanité). Je m'en suis à peu près bien tiré car nombreuses étaient celles qui voulaient être dans mes services. Je les ai souvent entendues dire qu'elles préféraient de loin être commandées par un homme plutôt que par une femme (sauf exception). -Christian.


marie le 31/05/2010
Hallo reinette, comment vas-tu? je parcours ton blog deça delà et en profite pour te souhaiter une bonne soirée!
http://questiondopinion.centerblog.net


sunseasky le 07/03/2011
bosoir,
on voit une sacré différence entre certains blogs qui ne tournent pas, ou qui sont en bug, touche j'aime ne fonctionne pas
plus d'infos le nom et le blog ne paraissent plus ... bizzarrre ! lol
http://sunseasky.centerblog.net


Anonyme le 10/07/2015
J'aurai plutôt écrit ça :
"L'essentiel ...(du chômage) .... depuis cinquante ans en France est dû aux femmes. En 1962 on comptait 6,7 millions de femmes actives pour 12,1 millions aujourd'hui. Dans la même période, les hommes sont passés de 12,6 millions d'actifs à 14,2 millions". Pas besoin d'être statisticien ni mathématicien pour voir que si le nombre de femmes au travail avait augmenté dans les mêmes proportions que les hommes soit 12,7%, elles seraient aujourd'hui 7,6 millions à travailler et non pas 12,1 millions. Et 4,5 millions de femmes en moins qui travaillent, ça fait zéro chômeurs en France.
Malheureusement, l'homme a laissé faire, trop peureux qu'un seul revenu familial ne lui permette pas d'acquérir tous les biens inutiles que la société de consommation naissante lui proposait et dont il avait envie.


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